2015/01/29

Conscience sociale et la résilience des peuples européens

Belle synthèse que voilà, et qui propose un lien entre comportement individuel et survie des grandes structures humaines.


Cependant les auteurs n'évoquent pas ce qui constitue le point de fuite des neuro-sciences: l'esprit.
Or, dans le cadre du développement de chaque esprit humain et de sa résilience, personne ne peut faire l'impasse longtemps sur la qualité de la philosophie morale, telle qu'enseignée par les religions. Celle-ci forme la base la plus profonde qui soit à la culture.

C'est ainsi que l'enracinement du christianisme orthodoxe chez les peuples russes explique la résilience extraordinaire dont ils ont fait preuve depuis 1905, et plus près de nous suite à l'effondrement de 1990.

Une leçon historique doit en être tirée, déjà exprimée par d'autres: les peuples de l'Europe ne se relèveront pas tant qu'ils n'auront pas décidé de renouer pleinement avec leurs racines chrétiennes. 

Une seconde leçon peut en être tirée, jamais évoquée à ma connaissance: la qualité de la philosophie morale d'une religion, et son maintien dans le temps, dépend très fortement de la gouvernance qui est organisée pour la faire vivre. 
En la matière pour l'Eglise catholique, la concentration du pouvoir spirituel aux mains du seul pape, assisté par la Curie, a conduit depuis le schisme de 1054 peu à peu à l'incurie et à la déchéance que le pape François entend désormais stopper.
Il est significatif de noter la toute autre organisation de la gouvernance de l'Eglise Chrétienne Orthodoxe, dont l'organisation présente un caractère multipolaire.

Le nouvel essor que je pense inévitable de la spiritualité chrétienne en Europe va entraîner du même chef un effort sur la réunification des patriarcats des Eglises Chrétiennes Orthodoxes et Catholiques, par l'organisation d'un grand concile. 

L'esprit européen est à la charnière entre relaxation et réorganisation.


[Les précédents articles de cette série sur l'Esprit Européen sont accessibles ici]