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2015/05/09

Devoir de mémoire



À la question de l'IFOP: "Quelle est, selon vous, la nation qui a le plus contribué à la défaite de l’Allemagne en 1945 ?", 54% des sondés de 2015 répondent : "Les Etats-Unis". Or, en mai 1945, ils étaient 57% à répondre l’URSS, les Américains n'étant alors cités que par 20% des Français. 
Dans les faits, sur 10 soldats allemands tués entre 1939 et 1945, 8 le furent sur le front de l'Est.

C'est dans les années 90 que l'opinion en France s'est complètement inversée. Les premières commémorations du Débarquement appuyées par l'Etat ont eu lieu seulement en 1984, organisées par Mitterrand : elles marquent le début d'une rupture dans l’opinion.

Le 9 Mai les habitants des pays de l'ex-URSS rendent un hommage de masse au Régiment Immortel.    

Pour comprendre le sens profond de l'amour de la Patrie et pourquoi de tels sacrifices ont pu être consentis, il faut comprendre l'âme russe.
The meaning of our whole life and existence is love. It is love to the family, to the children, to the motherland. This phenomenon is complicated, it lies at heart of any of our behaviors. (V.V. Putin, 1952 - ; conférence de presse 18/12/2014)
Un tel amour est une communion d'esprits liés par la défense de leur sol. Si les communistes laïcs ont appelé ce mouvement la Grande Guerre Patriotique, cela reste dans son essence une manifestation de l'esprit chrétien. C'est cet esprit qui devait être détruit, qui ne l'a pas été, et qui s'annonce désormais plus grand que jamais.
La guerre idéologique se poursuit. Quand on nous priva de futur, et qu’on éteignit notre passé, et que nous pensions qu’on nous avait brisé, nous conservions notre esprit vainqueur, et chaque année, le 9 mai, nous nous souvenions et demeurions convaincus de ce que nous étions un peuple-vainqueur. Après l’échec des sanctions, nos « partenaires » finirent par comprendre qu’ils ne nous vaincraient pas par la seule voie économique. C’est pourquoi ils s’attaquent avec force à notre ancrage spirituel. (N.V. Starikov, interview 16/04/2015; traduction: Comité Valmy)
À titre de comparaison historique, les bilans des plus grandes catastrophes répertoriées de l'histoire humaine jusqu'en 1945 sont glaciaux mais éloquents :
  • 99% des Mayas du Peten (estimés entre 3 et 14 millions) ont disparu après l’an 800, suite à une profonde crise écologique et aux catastrophes en conséquence;
  • la peste noire en 1347 a tué entre 30% et 50 % de la population européenne en cinq ans, faisant environ 25 millions de victimes ; 
  • la famine irlandaise de la pomme de terre entre 1845 et 1851 fit un million de morts, et plusieurs millions de réfugiés et émigrants. En tout, la population irlandaise baissa de près de 25% en dix ans ; 
  • le génocide des philippins par les Etats-Unis entre 1895 et 1900 a coûté la vie à environ 1,4 million de personnes, soit 15% de la population de l'époque ;
  • le génocide perpétré d'avril 1915 à juillet 1916 a coûté la vie à environ 1,2 million de chrétiens Arméniens, soit 66% de leur population de l'époque en Anatolie et Arménie Occidentale ;
  • les grands troubles sociaux en URSS lors des années 1930 firent environ 15 millions de morts, soit entre 8 et 9% de la population de l’époque en URSS ; notons cependant à propos des famines une origine occidentale (via un blocus de l'or, inédit dans l'histoire commerciale humaine).
  • les pertes civiles et militaires de la Chine entre 1937 et 1945 lors de la seconde guerre sino-japonaise se sont élevées à 20 millions de morts environ, soit 5% de la population de l’époque en Chine ;
  • les pertes civiles et militaires de l'Allemagne entre 1939 et 1945 se sont élevées à 8 millions de morts environ, soit 10% de la population de l’époque en Allemagne ;
  • les pertes civiles et militaires de la Pologne entre 1939 et 1945 lors de la guerre contre l'Allemagne Nazie se sont élevées à 5,7 millions de morts, soit 16,5% de la population de l’époque en Pologne ;
  • les pertes civiles et militaires de l'URSS entre 1941 et 1945 lors de la guerre contre l'Allemagne Nazie se sont élevées à 27 millions de morts environ, soit 16% de la population de l’époque en URSS ;
Je me souviens.

2014/12/31

Pour le réveillons-nous-veaux, gagnons notre liberté


Le réveillon du Nouvel An est une fête. 
Quel meilleur moment pour faire un cadeau ?

Je vous offre le moyen de devenir libre.

Tout commence par l'apprentissage de sa prison. Un prisonnier qui ne reconnait pas sa prison ne pourra jamais se libérer.

Voici une synthèse rapide des caractéristiques d'un état totalitaire, illustrées à partir de 2 exemples dans l'histoire du XXème siècle.

1ère étape, interrogez-vous sur les caractéristiques ci-dessous: dans quelle mesure décrivent-elles le système politique d'un pays occidental de votre choix (France, Allemagne, USA, Japon, UK, Israël...)?




2ème étape, pensez à ce que l'histoire nous apprend du devenir de tout état totalitaire: il ne subsiste qu'au détriment de sa propre population en la dévorant, tant que celle-ci l'accepte.

3ème étape: pensez à l'alternative que nous propose les pays BRICS en termes de voie de développement.

Combien de maux supporterez-vous encore de la part de nos soit-disant élites occidentales?

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Maj le 8/01:
Le célèbre Stiglitz écrit: "how much more pain will Europe have to endure before reason is restored?"

2014/05/12

Combler le vide politique : Elections, Europe, mémoire et esprit politique


Combler le vide politique 


Elections, Europe, mémoire et esprit politique 

En guise de réponse au détestable silence de la télévision de "service public" sur l'Europe, François Hollande nous gratifie d’un court article paru le 8 Mai : « l’Europe que je veux ». Il nous semble important de mettre en évidence certains points de fuite qui auront échappé à la totalité des commentateurs. 

Ce message sur les Elections Européennes de notre Président, repris mot pour mot par le Premier Ministre hier soir au JT de TF1, est volontairement trop tardif. C’est une évidence institutionnelle de l’escamotage du débat politique sur la France et en France, sur l’Europe et en Europe et par extension : sur l’Occident et en Occident

Notre Président y fait appel à notre mémoire et à notre volonté politique. Ce sont les deux marches que nous allons utiliser à notre tour, mais avec la bonne perspective historique. En effet, savoir pour qui et pour quoi voter le 25 mai pour les élections européennes est la question qui tue, comme les massacres en Ukraine en sont le terrible rappel. C’est pourquoi 60 % des Français (un record) se disent intéressés par ces élections. Mais si 59 % refusent toute sortie de l'euro, c’est la confusion qui règne dans les esprits, même chez les leaders de la société civile. C’est à l’éclaircissement de ces deux questions : pour quoi ? pour qui ? que nous voulons contribuer. Il s’agit de clairement mettre les mots sur notre plus grand mal actuel : le vide politique dans les pays européens, entrelacé à notre vide stratégique

De quoi le 8 mai est-il le souvenir? 

Si cette « victoire fut celle de la liberté », qu’en reste t’il aujourd’hui ? Comment expliquer que cette « liberté » puisse justifier dans la bouche de nos représentants les actes atroces commis en Ukraine, consentis sinon soutenus aujourd’hui tout en étant rejetés par les mêmes quand il s’agit de parler de la Shoah? 

Une seule explication est possible : cette liberté n’en est plus une. Depuis la fin de la parenthèse gaulliste, la France a subi l’érosion de son indépendance, et de ses voix les plus éclairées. Chaque européen doit se poser cette question vis-à-vis de l’histoire de son pays depuis la deuxième guerre mondiale. 

Le 8 mai 1945 n’a décidément pas « conjuré l'un des plus grands dangers qui aient jamais menacé l'humanité. » Si dans l’esprit de notre président, comme dans le nôtre, ce danger s’appelle fascisme, alors il faut rappeler les actes caractérisant la superpuissance états-unienne: la proximité [1] et le soutien depuis les années 1920 des mouvements nazis [2] ou groupes parafascistes [3] dans de très nombreux pays [4] et dernièrement en Ukraine [5]. 

Citons en particulier l’Opération PaperClip de récupération des Nazis allemands dans l’appareil militaro-industriel à la fin de la guerre mondiale, ainsi que les réseaux d’insurrection Gladio (Stay-behind) dans toute l’Europe [6] – la tuerie en 2011 d’Anders Behring Breivik près d’Oslo en Norvège [7], et le dernier coup d’Etat en Ukraine nous rappelant que ces réseaux dormants existent encore bel et bien de nos jours dans nos pays européens. 

Rappelons aussi que l’état profond des Etats-Unis, état policier, n’a pas d’alliés : ils n’a que des serviteurs qu’ils espionnent en masse jusqu’au plus haut niveau des Etats, sans que nos leaders politiques n’en frémissent. Belle liberté que nous avons gagnée en vérité ! 

Le mobile de l’Histoire 

Non, à la différence d’Hitler le fascisme et le néonazisme ne sont pas morts, pour une raison historique restée oubliée trop longtemps : dès le départ, le développement de ces idéologies réactionnaires a été soutenu financièrement par des grands banquiers et magnats de l’industrie [2], qui ont aussi usé de leur influence dans les médias pour créer un système de confrontation avec le courant politique marxiste lequel connaissait une expansion mondiale. Cette manœuvre politique sans précédent à cette échelle planétaire repose sur un principe d’escamotage analysé dès 1932. [8] En voici le résumé : 

Dans chaque pays, le nouveau système politique doit créer un équilibre par la confrontation entre les dialectiques marxistes et fascistes. Placées aux extrêmes de l’échiquier politique, la progression de cette confrontation vise à vider le centre politique, et à entretenir une illusion. 

Prenons une image : l’ensemble formé par deux lourdes barres en métal visées dans un petit morceau de bois en étant diamétralement opposées peut tenir en équilibre. L’équilibre des forces reste le même si le poids de chaque barre est concentré à son extrémité : c’est le centre qui est vidé. 

Allons plus loin encore : cet ensemble peut maintenant être mis en équilibre sur la pointe d’une aiguille, placée sous le centre du morceau de bois. Ainsi l’ensemble peut se même se mettre à tourner autour de l’aiguille. Ce mobile décrit précisément le système politique occidental depuis le XXème siècle: alors que toute la sphère politique est obnubilée par la confrontation avec l’autre extrême, personne ne se rend compte que tout tourne en fait autour de la petite aiguille, en dessous, là où se trouvent les artisans de cette politique profonde.
Ce sont eux qui peuvent par leur action facilement déterminer l’orientation de l’équilibre politique visible. Et le vrai débat politique, celui qui organiserait la confrontation dialectique avec ceux qui ont le vrai pouvoir, reste complètement escamoté, invisible de tous pendant des décennies. Comment les électeurs pourraient-ils maintenant s’étonner que le parti soi-disant dominant, qu’il soit de droite ou de gauche, ne change rien à la situation? Pour conclure: la seule dialectique politique efficace à notre époque ne doit pas être droite contre gauche, mais d’abord citoyens et société civile contre artisans de l’Etat profond. Parce qu'avant le choix d'une politique d'orientation, il faut regagner notre liberté.

Décider ou être poussé dans le dos ? 

Dans ce système d’influence invisible, on comprend mieux pourquoi les chaines de télévision ont voté Front national pour l’Election européenne, et pourquoi le gouvernement est si timide dans cette campagne où « il s'agit, ni plus ni moins, de décider du sort de notre continent, de son rôle dans le monde, du modèle de société que nous voulons promouvoir. » Notre analyse nous fait dire que beaucoup d’influence a été utilisée pour que le Front National obtienne le plus haut score possible dans cette élection. Celle-ci n’aura pas d’effet direct sur les lois nationales puisque les prérogatives du Parlement Européen sont très faibles et ses députés frileux comme nous l’avons déjà dit. Il s’agit d’utiliser le séisme médiatique causé en France pour instiller la peur et faire passer ensuite des lois et traités atlantistes, comme le TTIP: si l’Europe pouvait être bientôt assimilée à un Parlement d’extrême-droite, il serait facile de faire accepter aux citoyens qu’on ne peut que «choisir» de se rapprocher d’un bienveillant et protecteur « grand frère américain ». 

Dans les démocraties occidentales, la liberté des citoyens c’est surtout de se faire duper, et celle des partis d’être instrumentalisé par des procédés dont l’origine leur échappe dans les profondeurs de l’histoire. 

Les conditions de la volonté souveraine

Dans ces conditions, on comprend que la première priorité que l’on doit attendre d’une élection n’est pas d’abord l’expression d’une volonté (fusse-t’elle celle du Président) mais bien celle des conditions pour pouvoir exprimer cette volonté. 

Ces conditions sont pour nous les suivantes, puisque la volonté authentique ne peut pas naître sans indépendance dans les actes et dans les pensées : 
  • La France doit retrouver l’indépendance de sa politique étrangère. Elle doit donc commencer par sortir de l’OTAN. Aucun traité à trahir, juste une lettre à envoyer comme le fit le général de Gaulle; 
  • La France doit retrouver ses valeurs. Le chemin sera long mais il commence sur celui de Damas. La France doit présenter ses excuses pour ses erreurs stratégiques en Syrie, en Lybie, en Ukraine, en Afghanistan et vis-à-vis de l’Iran; 
  • La France doit retrouver l’indépendance de sa diplomatie. Elle doit donc condamner catégoriquement tous les actes d’espionnage des Etats-Unis, démonter l’installation de la NSA sur le câble sous-marin à Toulon ; 
  • Le gouvernement de la France doit retrouver la confiance de ses citoyens et protéger leurs libertés. Il doit donc dénoncer tous les « partages d’informations de masse » avec la NSA et le GCHQ, renoncer à l’article 20 de la LPM, déployer des nouvelles infrastructures plus résilientes (par exemple rejoindre l’internet des BRICS) ; il doit aussi assurer une revue entièrement transparente du TTIP avec la société civile. Par exemple en aucun cas des intérêts corporatistes ne peuvent prévaloir sur les Etats en cas de litige. Aucun standard européen ne peut être diminué. Aucun OGM introduit, etc ; il doit aussi retirer toute machine à voter (qui sont à juste titre interdites en Allemagne). 

Ceci vaut pour la France, mais aussi pour l’Europe si on y ajoute : 
  • le désaveu du Service pour l’Action Extérieure de la Commission Européenne, et demande expresse de le cantonner à exécuter seulement les décisions prises par le Conseil Européen, en restreignant fortement son autonomie ;
  • la demande du retrait de toutes les troupes militaires américaines stationnées en Europe et ses territoires d’Outre-Mer. 

Voilà sur quel esprit chaque parti devrait se prononcer explicitement avant les élections. Sans l’établissement de ce socle préalable qui dépasse tous les clivages traditionnels droite-gauche, tout débat sur la construction européenne et le « Progrès » reste une vaine illusion. 
Cela permettrait aux électeurs d’effectuer un premier tri et de faciliter grandement le choix du « pour qui ». 
Et pour ceux qui après réflexion préfèrent l'abstention, ils choisissent donc de sortir du système politique actuel. Ils devraient aller au bout de leur logique et acheter avec leur euros des pièces d'or, ou adhérer à un système de monnaie locale (SEL). 

Vers une stratégie Euro-BRICS 

Sur le « pour quoi », ensuite: cet esprit d’indépendance permettra à la France, à l’Euroland, et à l’Europe de décider dans quelle stratégie s’engager. 
Notre préférence va logiquement à soutenir le développement des relations Euro-BRICS, parce que c’est la voix la plus porteuse dans la crise du système monétaire international, actuellement dans sa phase terminale. Le débat sur sortir ou non de l’euro n’a pas de sens si on ne répond pas d’abord à cette question brûlante. Nos préconisations sont donc : 
  • Affirmation du rôle positif pour l’Europe des récentes annonces de l’établissement du clearing en Yuan à Londres et à Francfort;
  • Affirmation de la volonté de tout mettre en œuvre pour que la France intègre dès que possible le nouveau système monétaire et financier en construction, en commençant par le souhait de faire entrer la France comme membre de la nouvelle Banque Mondiale de Développement initiée par les pays BRICS ;
  • Affirmation du rôle moteur qu’entend jouer la France parmi les pays de la zone euro avec ce programme, dans la seule ambition de créer de nouvelles synergies et un mouvement positif en levant les blocages existants ;
  • Affirmation de la volonté de la France de jouer désormais un rôle leader dans la définition et l'instauration rapide des nouvelles régulations bancaires, contre l'évasion fiscale, et notamment aussi concernant une union bancaire européenne la plus efficace possible ;
  • Développement d’une nouvelle stratégie visant à redynamiser les relations de la France avec les pays BRICS ; annonce d’une tournée diplomatique des leaders européens dans chaque capitale des pays BRICS. 

A partir de là, il s’agira pour chacun de se mettre humblement à la tâche de combler nos vides. 


___________________________

[1] Robert Parry, 'Secrecy & Privilege: Rise of the Bush Dynasty from Watergate to Iraq', The Media Consortium, 2004. 

[2] a) The Guardian, 09/2004 ; b) Antony C. Sutton, 'Wall Street and the Rise of Hitler', G S G & Associates Pub, 1976 ; voir aussi cette interview du Pr. Sutton.

[3] Peter Dale Scott, ‘Transnationalised Repression; Parafascism and the U.S.’, Lobster magazine, Issue 12, 1986. 

[4] Salon.com, 03/2014 ; Pour un aperçu des crimes de guerre commis depuis 1945, voir Jeremy Kuzmarov, 'Bomb After Bomb: US Air Power and Crimes of War From World War II to the Present', The Asia-Pacific Journal, Vol 10, Issue 47, No. 3, November 19, 2012. 

[5] Global Research, 03/2014. 

[6] Flux RSS des archives du département ISN à l'Institut Fédéral Suisse de Technologie à Zurich sur les réseaux Gladio ; Interview du Dr Ganser (12/2005) ; Documentaire de la BBC (06/1992). 

[7] Global Research, 08/2011. 

[8] J’ajouterai la référence dans un mois. Le lecteur qui la retrouvera dans l’intervalle gagne mon estime ! 


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Mise à jour:
2014/5/14: ajout de la référence 2 b)

2013/06/25

The Imperium Curse

This text is strongly based on "The Finance Curse" article, published by Tax Justice Network. The original article shows that countries hosting oversized financial services can suffer big damages on their economic growth and development like oil-rich nations (the well-known resource curse), and often for similar reasons.
Our goal here is to illustrate another similar fate for countries relying upon imperialist ideology.

The most relevant part is the way citizens in UK have organized themselves into lobbying groups for better understanding the underlying problems around tax evasion, oversized financial services in their own country, and have sustained since years the debate on deep political reforms (in UK and elsewhere), with more and more success. 
It is my hope that U.S. citizens will continue to organize themselves into lobbying groups for understanding the underlying problem around the real current state of civil liberties, oversized military and intelligence services in their own country, and will be able to grow successfully the debate on deep political reforms. 

This counter-revolution in ideas will not save everybody but it could save the most, and that's why the quicker is the better.

The Imperium Curse

A "resource curse" affects certain mineral- and oil-rich nations damaging their economic growth and development. Many countries receiving large windfalls from their mineral resources fail to harness them for national development - and it can be even worse than that: many countries seem to be 'cursed' by their minerals in the form of higher poverty, more conflict, greater corruption, steeper inequality, greater authoritarianism and slower economic growth than their resource-poor peers.
The Finance Curse, a May 2013 e-book by Nicholas Shaxson, author of Treasure Islands, and John Christensen, Director of the Tax Justice Network, shows that countries hosting oversized financial services can suffer similar fates, and often for similar reasons. 
We have discussed in this text that an "Imperium Curse" is also existing for the U.S., and shown that a country hosting oversized military and intelligence services is suffering similar fates, and for similar reasons. 
Our work, complementing a number of other studies, argues that oversized military and intelligence sectors harm their host countries by, among other things:
  • weakening long term growth and social development;
  • acting like cuckoos crowding out productive, sustainable industrial sectors;
  • exaggerating and routinely overstating their social contribution to gain distorting government subsidies (a.k.a. military Keynesianism), lax democratic regulation and influence crucial political decisions;
  • playing a key role in creating a “spider's web” of (para-)military groups and secret prisons;
  • capturing whole political systems, leading to authoritarianism; and
  • generating and extracting unproductive and harmful economic ‘rents’ (the business sector collusion with powers known as a typical figure of fascism).
Every economy needs its defense forces, and for decades (neo-)conservative ideology generally held that bigger is better. But since the recent global war to terror emerged new research from Pr. Chalmers Johnson, Pr. Peter Scott Dale, Dr. Paul Craig Roberts or leaks from Bradley Manning, Edward Snowden and many others, has shown that defense sector development is healthy only up to a point, after which it starts to turn bad and harm growth and democracy.
The Imperium Curse is summarised in the term "Country Capture" which involves both the political capture of military-dependent economies by military and intelligence services interests, plus the economic capture of whole economies as the defense sector crowds out other sectors. The studies shows not only that the gross 'contribution' of military and intelligence services that is widely reported in media articles (i.e. the 'national security' argument) is usually much smaller than advertised: but once the range of harms flowing from having oversized military and intelligence sectors is taken into account, the net 'contribution' is strongly negative.

2013/04/03

La ineluctable contra-revolución del pueblo norteamericano


Aquí está la introducción de mi artículo publicado este mes en la Revista de Anticipación Política (M.A.P.) número 8, que está disponible gratuitamente en varias traducciones: francés, inglés, alemán, español.

Tenga en cuenta que un artículo más largo que apareció en el M.A.P. también está disponible (en francés por el momento). Es la parte 2 de esta serie de artículos. (Part 1 is only released in english).
Actualizado 05/2014: Parte 3 ya está disponible.


La ineluctable contra-revolución del pueblo norteamericano

 (traddución: Lila Rosenman Cordeu)

La república norteamericana sufrió continuamente extraordinarias transformaciones desde septiembre de 2001. Debemos atribuir a esos cambios el nombre de revolución, o de golpe de Estado permanente, que ha llevado progresivamente las instituciones de la república estadounidense al rango de simples simulacros. Esta revolución es una Gran Regresión, es decir un movimiento que no se revertirá más que con la victoria de una contra-revolución llevada a cabo por el pueblo norteamericano, cuyos primeros signos de existencia ya se dejan ver. Al término de esta larga lucha, ninguna de las instituciones federales actuales no sobrevivirá sin ser, en el mejor de los casos, profundamente transformada.

La crisis sistémica global se traduce antes que nada por una crisis de statu quo, el cual caracteriza a una época en la que los cambios, aunque presentes y profundos son escasos y muy poco perceptibles en la superficie o en los medios masivos de comunicación. La crisis actúa entonces como una revelación, acelerando la transformaciones, pero conservando al mismo tiempo las tendencias más pesadas. Es por eso que es tan determinante examinar las evoluciones de la república americana bajo un ángulo dinámico, en lugar de limitarse a tomar la habitual fotografía estática de la situación.

Se pueden identificar cuatro fuerzas principales, a menudo antagónicas, de intensidad variable en el tiempo y cuyo resultado explica a cada instante la situación en el pasado, el presente y el futuro : 
  • la dinámica de la moral, que produce ideologías dentro de la sociedad ;
  • la dinámica social de intercambios entre individuos, producida por la ideología dominante (que incluye entre otros todos los elementos del análisis económico clásico) ;
  • la dinámica exterior, puesta en práctica por los otros países a través de relaciones (comerciales, financieras, monetarias, militares, políticas, etc.), entre gobiernos y organizaciones; la política extranjera apunta a influir en todas estas relaciones para obtener relaciones favorables a su país ; 
  • la dinámica política interna, producida por las relaciones entre los ciudadanos, las organizaciones y el gobierno federal, una de cuyas partes esenciales es la justicia.

Un pensamiento inadaptado al siglo XXI

La dinámica de la moral es la que evoluciona más lentamente. La producción y sobre todo la difusión de una ideología en la sociedad necesitan décadas. El neoliberalismo es dominante, y la ecología política es aún balbuceante en los EE.UU. En las esferas del poder, la ideología de los negocios ha borrado todo pensamiento alternativo.

[...]

Después de esta introducción se puede leer la parte restante y las referencias utilizadas en este artículo mediante la descarga de la Revista de Anticipación Política número 8. El artículo se encuentra páginas 11 a 17.

2013/04/02

Die Gegenrevolution des amerikanischen Volkes wird kommen


Hier ist die Einführung von meinen Artikel veröffentlicht in diesem Monat in der Magazin für Politische Antizipation (M.A.P.) Nummer 8, die frei verfügbar ist in mehreren Übersetzungen: Französisch, Englisch, Deutsch, Spanisch.

Bitte beachten Sie, dass eine andere Version dieses Artikels,  länger als der in der M.A.P., ist auch vorhanden aber nur in französisch für den Moment. Es ist Teil 2 dieser Serie von Artikeln. (Part 1 is only released in english).
Aktualisiert 05/2014: Teil 3 ist verhanden.



Die Gegenrevolution des amerikanischen Volkes wird kommen

(Übersetzung : Harald Greib)

Die amerikanische Republik hat sich seit dem September 2001 tiefgreifend verändert. Was geschah, ver-dient sehr wohl die Bezeichnung Revolution, oder besser noch, permanenter Staatsstreich, durch den nach und nach die Institutionen der Republik der Vereinigten Staaten zu leeren Hüllen verkamen. Diese Revolution ist ein gigantischer gesellschaftlicher Rückbau, der erst dann wieder umkehrbar gemacht werden kann, wenn dem amerikanischen Volk eine Gegenrevolution gelingt. Dafür sind schon heute die ersten Anzeichen zu erkennen. Nach einem langen Kampf werden die meisten Bundesinstitutionen aufge-hört haben zu existieren; es sei denn, es wäre ihnen gelungen, sich nachhaltig zu verändern.

Die weltweite umfassende Krise ist vor allem eine Krise des Status quo, also des Zustands, in dem die realen und tiefgreifenden Veränderungen wenig zahl-reich sind und dabei oberflächlich oder in den großen Medien kaum wahrnehm-bar. Die Krise zerreißt dann den Schleier und gibt den Blick frei auf die wahren Veränderungen und beschleunigt gleichzeitig die Dynamik der Veränderungen; die großen Tendenzen bleiben dabei unverändert. Deshalb ist es so wichtig, die Entwicklungen der amerikanischen Republik unter einem dynamischen Blickwin-kel zu betrachten, anstatt sich auf eine statische Bestandsaufnahme zu begren-zen, die lediglich wie ein Foto die aktuelle Situation zu einem ganz bestimmten Zeitpunkt darstellen kann.

Wir können vier entscheidende Kräfte identifizieren, die häufig gegeneinander wirken, die je nach Phase von unterschiedlicher Intensität sind, und die zusammen betrachtet zu jedem Moment verstehen lassen, warum die Situation in der Vergangenheit, der Gegenwart und der Zukunft so und nicht anders war, ist und sein wird: 
  • Die Moraldynamik, die in der Gesellschaft Ideologien entstehen lässt ;
  • die Sozialdynamik, also die Beziehungen zwischen Einzelpersonen entsprechend der dominierenden Ideologie (was unter anderem alle Elemente der klassischen ökonomischen Analyse einschließt) ;
  • Die Außendynamik, die von anderen Ländern ausgeht, indem sie die (wirtschaftlichen, finanziellen, monetären, militärischen, politischen usw.) Bezie-hungen zwischen Regierungen und Organisationen prägen; die nationale Außenpolitik versucht, diese Beziehungen so zu beeinflussen, dass aus ihnen positive Folgen für das eigene Land erwachsen ; 
  • die innenpolitische Dynamik als Folge der Beziehungen zwischen den Bürgern, den Organisationen und der Bundesregierung, von denen ein wichtiger Bereich die Justiz ist.

Eine Gedankenwelt, die nicht mehr ins 21. Jahrhundert passt

Die Moraldynamik ist diejenige, die sich am langsamsten entwickelt. Die Schaffung und vor allen Dingen die Verbreitung einer Ideologie in der Gesellschaft beansprucht Jahrzehnte. Der Neoliberalismus dominiert gegenwärtig und die politische Ökologie steht in den USA noch ganz am Anfang. In den Machtzir-keln hat die Ideologie, die die der starken Exekutive ist, jegliche alternative Gedankenwelt ins Abseits gedrängt.

[...]

Nach dieser Einführung Lesen Sie den verbleibenden Teil und die Referenzen für diesen Artikel indem Sie die kostenlose und neu veröffentlichten Magazin für Politische Antizipation Nummer 8 verwendet. Der Artikel wird Seiten 11 bis 17 angeordnet.

2013/03/30

The inevitable counter-revolution of the American people (The U.S. in 20th/21st c., Part 2)

Here is the introduction of my article published this month in the Magazine of Political Anticipation (M.A.P.) number 8, which is freely available in several translations: frenchenglishgerman, spanish.

Please note that another version of this article, longer than the one published in the M.A.P., is also available but only in french for the moment. This one represents the part 2 in this serie 'The U.S. in 20th/21st c.'.
Part 1 is here.

Updated 05/2014: Part 3 is now available.



The inevitable counter-revolution of the American people

(translation : Ian Shaw)

The American Republic has seen extraordinary and continuous changes since September 2001. We must call these changes a revolution, or a permanent coup, which has gradually rolled back the US Republic’s institutions to the level of simple charades. This revolution is a Great Decline, i.e. a movement which will only be reversed with the victory of a counter-revolution led by the American people, the first signs of existence of which are seeing the light of day. At the end of this long fight, none of the current federal institutions will survive without being, at best, deeply changed.

The global systemic crisis is, above all, reflected as a crisis of the status quo, which characterizes an era when changes, although present and deep-seated, are very few and far from perceptible on the surface or in the mainstream media. The crisis therefore acts as an unmasking, together with acceleration in the dynamics of change, while preserving the major trends. This is why it’s essential to examine the American Republic’s progression from a dynamic angle, instead of a frozen image usually limited to a snapshot of the situation. 
We identify four principal forces, often opposing, of time-varying intensity and the result of which at each instant explains the situation in the past, present and future: 
  • the dynamic of morals, which produces ideologies at the core of society ;
  • the social dynamic of exchanges between individuals, produced by the dominant ideology (which includes, amongst others, all the elements of classic economic analysis) ;
  • the external dynamic, that put to work by other countries through relations (trade, financial, monetary, military, political etc.) between governments and organizations; foreign policy aiming at influencing these relations to obtain effects favourable to the country ; 
  • the internal political dynamic, produced by the relationship between citizens, organizations and the federal government, and of which justice is an essential part.

A thought unsuited to the 21st century

The dynamic of morals is that which evolves the slowest. The creation and especially the airing of ideology in society require decades. Neoliberalism is dominant, and an environmental policy is still in its infancy in the US. In the corridors of power, the ideology of a strong executive has obliterated any other idea.

The progressive forces are disorganized and in the babble major media is reduced to only produce individual resistance strategies at best, otherwise warnings or wake-up calls for comfortably numb minds, but not political organizations to spread fundamentally new ideas of social justice. Religion only has a role as custodian, unlike what occurred in South Africa. Citizens are reduced to accumulating rations and ammunition whilst waiting for worst, and that’s why it’s what will happen.

[...]

After this introduction you can read the remaining part and the references used for this article by downloading the free and newly released Magazine of Political Anticipation number 8. The article is located pages 11 to 17

2013/03/26

L’inéluctable contre-révolution du peuple américain


Voici la version longue de mon article publié ce mois-ci en version courte dans le Magazine d'Anticipation Politique numéro 8, qui comme chaque numéro est traduit en plusieurs langues: français, allemand, espagnol, anglais.

Cette version longue de l'article n'est diffusée pour l'instant qu'en français. Elle constitue la partie 2 de cette série d'articles sur les Etats-Unis aux XXème et XXIème siècles. La partie 1 est ici.
Mise à jour 05/2014: la Partie 3 est publiée.



L’inéluctable contre-révolution du peuple américain


Chaque génération a besoin de sa nouvelle révolution
(T. Jefferson, 1743 – 1826) 
Quand l'extraordinaire devient quotidien, c'est qu'il y a révolution
(M. Leiris, 1901 – 1990) 

La République étasunienne a connu des transformations extraordinaires et en continu, en particulier depuis septembre 2001. Nous devons attribuer à ces changements le nom de révolution, ou de coup d’État permanent, qui a progressivement ramené les institutions de la République étasunienne au rang de simples simulacres. Cette révolution est une Grande Régression, c’est-à-dire un mouvement qui ne s’inversera qu’avec la victoire d’une contre-révolution menée par le peuple américain, dont les premiers signes d’existence se font jour. Au terme de cette longue lutte, aucune des institutions fédérales actuelles n’y survivra sans être au mieux profondément transformée.[1,2]

Une partition à 4 mains

La crise systémique globale se traduit avant tout par une crise du statu quo, lequel caractérise une époque où les changements bien que présents et profonds sont peu nombreux et très peu perceptibles à la surface ou dans les médias grand public. La crise agit donc comme un dévoilement, conjointement à une accélération de la dynamique de changement, tout en conservant les tendances lourdes. C’est pourquoi il est si déterminant d’examiner les évolutions de la République américaine sous un angle dynamique, au lieu du constat statique habituellement limité à une photographie instantanée de la situation. Nous identifions quatre forces principales, souvent antagonistes, à l’intensité variable dans le temps et dont la résultante à chaque instant explique la situation dans le passé, dans l’actualité et à venir :
  • la dynamique de la morale, qui produit des idéologies au sein de la société ;
  • la dynamique sociale des échanges entre individus, produite par l’idéologie dominante (ce qui inclut entre autres tous les éléments de l’analyse économique classique) ;
  • la dynamique extérieure, celle mise en œuvre par les autres pays au travers des relations (commerciales, financières, monétaires, militaires, politiques etc.) entre gouvernements et organisations; la politique étrangère vise à influencer ces relations pour obtenir des actions favorables au pays ;
  • la dynamique politique interne, produite par les rapports entre les citoyens, les organisations et le gouvernement fédéral, et dont une partie essentielle est la justice.

Une pensée inadaptée au XXIème siècle

La dynamique de la morale est celle qui évolue le moins rapidement. La production et surtout la diffusion d’idéologie dans la société exigent des décennies. Le néolibéralisme est dominant, et l’écologie politique encore balbutiante aux US. Dans le supramonde [56] au pouvoir, l’idéologie d’un exécutif fort a oblitéré toute pensée alternative.

Les forces progressistes sont désorganisées [3] et dans le vacarme des médias dominants sont réduites à n’élaborer que des stratégies de résistance individuelle au mieux, sinon d’alertes ou de réveil des esprits confortablement engourdis, mais pas des organisations politiques pour propager des idées de justice sociale fondamentalement neuves [4]. La religion n’a qu’un rôle conservateur, à la différence de ce qui s’est produit en Afrique du Sud. Les citoyens en sont réduits à accumuler stock et munitions en attendant le pire, et c’est pour cela que c’est ce qui se produira.

Pour les inégalités, veuillez vous adresser à l’étage supérieur

La dynamique sociale aux U.S. fait l’objet de très nombreux bilans [5] et mesures depuis le début de la crise systémique. Nous ne donnerons ici que trois illustrations, la première sur l’évolution sur un siècle des tranches de revenus aux U.S. ; la suivante sur le programme d’aide alimentaire aux US depuis 1976; et la dernière qui montre la différence d’évolution des plus gros revenus entre les U.S. , UK, France et Canada :




 L’idéologie de la société U.S. est exclusivement orientée vers le principe de liberté. Comme attendu, cette conception tronquée a conduit à sacrifier au bout du compte l’égalité des individus, et à autoriser les crimes au nom de la liberté.[6]

La vague de l’expansionnisme reflue

Concernant la dynamique extérieure, la crise systémique globale a aussi révélée que les États-Unis étaient parvenus au terminus de leur phase d’expansionnisme. Leurs alliés ou vassaux traditionnels se sont au fil des années retournés contre eux (Iran, Philippines, Iraq, Chili, Pakistan…), privilégient d’autres relations (Brésil, Afrique du Sud, Inde et maintenant la Chine et l’Australie) [7], prennent des velléités de souveraineté (Japon et sa politique monétaire), ou sont sur un profond déclin (UK [8]). Un nouvel ordre monétaire international est en préparation active pour supprimer le rôle pivot et exorbitant du dollar,[9] et les U.S. n’ont plus aucun moyen de s’y opposer. S’ils choisissent de ne pas y participer, ils se mettront eux-mêmes hors du système mondial comme l’URSS après Bretton Woods. L’expansionnisme ne peut plus se financer.


Source : NY Times, 02/2013

Le 12 Septembre 2002, G.W. Bush annonçait devant les Nations Unies l’intention de la présidence des États-Unis d’attaquer préventivement l’Iraq, en opposition aux lois internationales en vigueur.[10] Aucun délégué n’a protesté et l’invasion a commencé le 20 mars 2003. Ce jour-là, le cadre multilatéral des lois internationales a été en pratique réduit à la loi de la jungle, parce que ce droit international n’a pas été exercé et garanti. Ce jour est notable par la marque de l’impérialisme américain sur l’ensemble des relations internationales. Cette idéologie est une tendance de fond qui détermine de manière continue la politique étrangère des États-Unis depuis le génocide des guerres indiennes, et celui des Philippines. Cette longue expansion qui a été la source de leur croissance est désormais inversée. Les U.S. se sont retirés d’Iraq, bientôt d’Afghanistan et ce sont aussi les 88000 militaires basés en Europe [11] qui vont être rapatriés aux USA ou en Asie. Mais recycler un complexe militaro-industriel dans les activités civiles est très difficile et lent, comme les U.S. en ont fait l’expérience en 1946-47.

Au nom de ma loi…

Cependant cette agressivité impérialiste, comme à chaque fois dans l’Histoire, a eu aussi pour conséquence au fil des décennies la déstabilisation croissante de l’équilibre des pouvoirs dans la République étasunienne, par l’intermédiaire d’une économie prioritairement basée sur le Keynésianisme militaire. Cette déstabilisation s’est fortement accélérée depuis le 11 Septembre 2001.[12] L’ensemble des libertés individuelles ont alors été l’une après l’autre si profondément remises en question au fil des semaines et des années, le rapport entre citoyens et État et le droit constitutionnel si profondément remaniés [13] que seul le qualificatif de Révolution est adéquat selon nous. C’est un effet boomerang historiquement inévitable qui aurait dû être perçu par tous au moment où le Keynésianisme militaire est devenu une institution au moment de la guerre de Corée, et perdurant sur plusieurs générations.[14] L’appareil d’État « profond », celui qui demeure inchangé lors des élections ou qui garde son pouvoir d’influence intact par le truchement des portes tambour, a assimilé et prolongé ces idées.

La situation politique actuelle de la République américaine est simplement résumée par le Pr. Chalmers Johnson : dans les faits, la séparation des pouvoirs –l’élément le plus fondamental de la Constitution– a disparu.[15] La nouvelle forme du pouvoir n’a pas remplacé ou dissous les institutions du Congrès et de la Cour Suprême, comme l’aurait fait un pouvoir dictatorial issu d’un coup d’État franc et net, ce qui a permis de laisser croire que les simulacres constituaient toujours une branche du pouvoir, à la fois vis-à-vis de la stabilité interne du pays et de celle des relations internationales. Ces années de persistance des institutions obsolètes ont trompé la vigilance des citoyens, bien que des cris d’alertes aient été lancés dès 2002.[16] Sans moyen d’exercer la garantie des droits des citoyens, les libertés de ceux-ci (les 10 amendements de l’U.S. Bill of Rights) ont ensuite été rognées en quelques années par de nouveaux textes.

Le gouvernement des U.S. était déjà connu depuis des décennies pour ses manœuvres secrètes visant à favoriser sa politique d’« expansionnisme » international, qui sont révélées et confirmées après des dénis forcenés.[17] Ces pratiques ont perduré mais le pouvoir exécutif après le 11 Septembre les a étendu sur le sol américain [18] et a de plus ouvertement franchi le Rubicon : il a régulièrement imposé ses conceptions unilatérales, que ce soit comme on l’a vu en ne permettant plus la garantie du droit international ou celle des libertés individuelles, par le biais de nombreux ordres exécutifs ou de « signing statement » du Président sur une loi votée par le Congrès, en invoquant systématiquement un caractère exceptionnel ou temporaire, un nouveau paradigme, de nouveaux concepts inutiles et abscons artificiellement placés hors du champ des lois [19], un état d’urgence, bref un caractère irréversible d’une politique de sécurité nationale dont la mention suffisait à éliminer toute réflexion.[20]

Le pouvoir législatif a lui systématiquement échoué à exercer son pouvoir constitutionnel en limitant les abus de pouvoir de la Présidence : « For the last four years, a republican Congress has done almost nothing to rein in the expansion of presidential power. This abdication of responsibility has been even more remarkable than the president’s assumption of new powers ».[21] Pire, le Congrès a régulièrement fait en sorte de voter des lois qui rendaient légaux les abus de pouvoir des précédents ordres exécutifs.[22] Un Congrès et un président Démocrate n’ont strictement rien changé de cet état de fait, ni n’ont rétabli ce qui avait été bafoué. La tendance lourde de l’ « unitary executive power » s’est poursuivie strictement inchangée parce qu’elle est désormais institutionnalisée.

La branche judicaire enfin n’est pas davantage un contre-pouvoir que le Congrès. Dans les faits, la Cour Suprême délègue ses décisions à des cours plus mineures, dont les juges sont davantage attentifs à ne pas froisser le pouvoir exécutif. C’est ainsi que le système judiciaire U.S. a pu reconnaitre et confirmer le fait que l’État avait le droit de kidnapper, de déporter et de torturer un homme totalement innocent, sans le juger, sans le recours à un avocat, sans lui faire d’excuses ni lui verser des dommages et intérêts.[23] Cette dérive continue de nos jours avec le procès de Manning [24], ou l’absence flagrante de procès des responsables des très nombreux scandales financiers mis à jour depuis 2008. Cette défaillance éclatante de la justice, plus que toute autre, est signe d’une faiblesse mortelle de la démocratie : “Justice is itself the great standing policy of civil society; and any eminent departure from it, under any circumstances, lies under the suspicion of being no policy at all.[25] Elle révèle aussi la collusion entre le système exécutif et Wall Street.[26] Cela n’a rien d’étonnant, l’histoire politique depuis César nous a appris la régularité des dérives fascistes d’un pouvoir exécutif fort.[27] 

Pour couronner le tout, certains dirigeants américains n’assument pas leurs décisions passées. Ils ne veulent pas admettre que ce sont eux ou leurs prédécesseurs qui ont brûlé les navires. Ils rejettent la responsabilité sur le terrorisme. Aussi, la politique sécuritaire des Etats-Unis, au lieu de favoriser sa cohésion sociale, divise encore davantage.[28]

… je vous arrête !

La mort d’Aaron Swartz le 11 janvier [29] nous rappelle celle de Mohamed Bouazizi, qui s’est lui aussi suicidé à 26 ans en signe de protestation ultime contre la politique de son gouvernement. Son geste sera un symbole pour toute une génération de jeunes qui se reconnaîtront en lui. De la même manière, la mort d’Aaron Swartz est aussi un geste politique, celui d’un homme persécuté par un système judiciaire qui trahit ses citoyens au lieu de les protéger [30]. Les deux années de procédures kafkaïennes [31] où le procureur outrepasse sans aucun contrôle l’esprit et la lettre des lois [32] dans le seul objectif de contraindre par cette menace Aaron Swartz à se reconnaître coupable [33] ne nous rappelle rien d’autre que Le Procès [34], dans lequel un homme de 30 ans est brusquement entraîné dans un système judiciaire arbitraire, inhumain, absurde et meurtrier. 


Dernier Recourt

La lutte et la fin d’Aaron Swartz présentent tous les ingrédients pour accélérer une prise de conscience au sein de la communauté connectée. Comme tout symbole, il est fédérateur. 

La partie change de dimension, mais pas de perspectives. Les nouveaux acteurs ne se sentent pas seulement concernés ; ils se sentent eux-mêmes visés par les intentions politiques d’un système judiciaire coercitif, qui ignore superbement les dérives extraordinaires des acteurs du système financier et qui persécute en même les défenseurs des libertés individuelles. Cette idée du sens commun de la justice bafouée est capable de fédérer au-delà des frontières traditionnelles des partis. Ce n’est pas un petit groupe d’hommes politiques qui est remis ouvertement en cause, mais bien la réelle légitimité d’un système de gouvernement qui autorise de tels traitements judiciaires. C’est donc une profonde crise politique qui vient de franchir un nouveau palier.

Après la disparition des droits protégeant les individus dans les textes de lois, les effets directs sur la vie des citoyens américains ne font que commencer. Ceux-ci réagissent et la radicalisation du mouvement de contestation [35] apparaît dès le 25 janvier avec le hack d’un site du ministère de la Justice par Anonymous qui lance la phase publique de la mobilisation « Last Resort » (Dernier Recourt). [36]


Il s’agit ici d’une action à visée médiatique mais avant tout libératoire, qui se déroule d’abord sur Internet et au-delà des lois en vigueur, à la différence du mouvement Occupy. Le message diffusé [37] à cette occasion par OpLastResort exprime très clairement plusieurs motivations qui ne se limitent pas à la dénonciation de pratiques ou de projets de lois liberticides: 
  • Qu’il s’agit d’une opération préparée de longue haleine en réponse aux arrestations d’hacktivistes en 2012 ; Que son déclenchement est la conséquence de la mort d’Aaron Swartz, directement causée par la persécution d’État dont il a fait l’objet ; 
  • Que le sens commun de la justice est au-dessus de l’expression de la loi par l’État, quand celle-ci est perçue comme une trahison de l’intérêt des citoyens ou de leurs libertés ; On doit ici rappeler les persécutions judiciaires menées par le gouvernement contre les autres sonneurs d’alarme [38] ; 
  • Qu’il n’y a pas de volonté de négocier ; c’est un ultimatum qui est lancé au gouvernement pour qu’il lance une réforme en profondeur des nombreuses lois liberticides; Qu’il ne peut y avoir qu’une seule issue : la mise en place par le gouvernement des réformes exigées. Le combat ne cessera pas avant cela ; 
  • Que le message s’adresse aux citoyens du monde entier, et pas seulement aux Américains même si c’est seulement ce dernier qui est visé ; c’est une caractéristique essentielle de ce mouvement de contestation, qui recrute des membres actifs au-delà des frontières, même pour des causes dont on pourrait naïvement penser qu’elles ne concernent que les citoyens américains.

Pointer les noms derrière la finance

OpLastResort annoncera plusieurs hacks successifs de sites gouvernementaux en février 2013. Le premier s’est accompagné de la diffusion de plusieurs archives cryptées, sans la clé de lecture. Elles contiennent sans doute des informations récupérées sur des sites fédéraux. Ce choix de diffusion, s’il vise explicitement à contacter de manière sécurisée des journaux, n’utilise pas les procédures déjà rodées du canal Wikileaks. Cela a surpris la communauté et entraîné un doute chez les médias qui redoutent déjà de ne plus être protégés par le premier amendement [39], jusqu’à la diffusion le 4 février d’une liste de 4600 noms de hauts représentants des institutions financières des U.S. avec leurs coordonnées et mots de passe (cryptés), obtenus en hackant certains sites de la Reserve Federale US.



Le même jour, Bloomberg annonçait qu’Obama avait l’intention d’accélérer la publication d’un ordre exécutif présidentiel permettant d’accroître la cybersurveillance [40] dans la lignée de la proposition de loi CISPA. L'escalade continue.

L’inéluctable contre-révolution

Le bilan est très sévère, mais il doit être dressé et prolongé dans ses tendances lourdes car on ne peut espérer modifier sa route en restant aveugle et sourd. 

La République américaine est morte. Ses institutions sont réduites à des simulacres. La valeur symbolique qu’elles portent encore aux yeux du peuple suffit à prolonger leur existence. Pourtant, elles n’apportent aucun service, aucun bienfait aux citoyens. Ceux-ci ont été trahis par leurs élites, par appétit de pouvoir, par lâcheté, par rapacité. Le supramonde [56] ne changera jamais volontairement d’idéologie, bien qu’il puisse y avoir quelques transfuges qui quittent leur camp.[41] 

Le peuple américain a pourtant eu plusieurs occasions de confondre ses oppresseurs, mais à chaque reculade l’effort nécessaire pour la suivante était de plus en plus grand et leurs adversaires de plus en plus nombreux et puissants. Le jour devra obligatoirement venir où les questions sur les assassinats de JFK, du 11 Septembre ou de tant d‘autres affaires [42] qui hantent la conscience collective pourront recevoir de vraies réponses officielles. En attendant cette commission Vérité et Réconciliation, le peuple américain se retranche dans son Fort Alamo. L’assaut a commencé, les premiers coups de feu tirés. 

Encore présentes dans l’imaginaire, les libertés ne peuvent plus être exercées dans les faits. On rend un culte à la feuille de papier de la Constitution illuminée derrière une vitre blindée pendant que les derniers défenseurs des libertés sont menacés ou emprisonnés. On devrait faire du texte du Bill of Rights un tableau intitulé « Ceci n’est pas la liberté », dans le style de Magritte. La Révolution a déjà eu lieu, et le peuple a perdu le pouvoir, puis ses libertés individuelles, ses économies, son emploi, puis ses futurs revenus et ceux de leurs enfants qui devront payer des dettes contractées par les élites. Il a aussi perdu sa santé, son espérance de vie, les espoirs d’éducation pour ses enfants. Et perdu encore, mais depuis bien plus longtemps, toute possibilité d’égalité dans la société multiculturelle américaine.[43] 

Il ne lui reste qu’une partie de ses illusions dont il lui faudra apprendre à se débarrasser, ainsi que son fusil.[44] Il a compris qu’il ne devait jamais le remettre au gouvernement, quoi qu’on lui dise. Cela peut le sauver de l’esclavage, mais hélas pas de la désolation de la guerre civile (ou rébellion). 

Celle-ci est inévitable car l’appétit de pouvoir, ne pouvant éviter le reflux de son expansion et de l’arrêt de son financement à l’échelle internationale, est en train de se retourner de plus en plus ardemment vers l’intérieur de ses frontières. 

Ces affrontements provoqueront à coup sûr une sécession [52], et une déstabilisation en cascade du Canada, du Québec, des îles Caraïbes et surtout du Mexique. 

Elle sera concomitante avec une explosion des tensions entre groupes ethniques. 

Elle entraînera à coup sûr la faillite du dollar, qui accélérera l’effondrement de l’empire US. De multiples dévaluations n’y changeront rien.[45] 

Mais le vrai combat ne se jouera pas à coup de rafales, de drones, d’armures exosquelettes, d’IED, de rafles ou de cyber guerre. Il se jouera d’abord dans les cœurs, avec le courage, et là où tout a commencé : dans les esprits. Un peuple ne peut vaincre que fédéré par l’espoir qui est porté par de nouvelles idées. Il ne se bat pas pour survivre : avoir un futur ne signifie pas simplement vivre demain. Il est nécessaire de savoir pourquoi on va vivre demain, pour vivre quelle sorte de vie. C’est le contenu de cette contre-révolution idéologique qui est la pièce manquante dans l’esprit du peuple américain. C’est celle qui lui permettra de se relever, et de recréer un État (ou plutôt plusieurs) qui auront fait table rase des institutions actuelles. 

Voilà les tendances lourdes. Dans ce maelström, la séquence exacte qui sera suivie peut être très variable mais tous les chemins conduisent au même aboutissement. Que ce soit en commençant : 
  • par une pression accrue sur le front monétaire international, [46] 
  • par celle de citoyens qui vont tester les réactions du gouvernement en voulant vérifier l’exercice de leurs droits, [47] 
  • par une implication grandissante des citoyens dans les débats de la société civile U.S. En effet si votre implication vise à critiquer les positions du gouvernement, l’United States Military Academy (USMA) vous classe alors parmi les activistes violents d’extrême-droite, [48] 
  • par un boycott à grande échelle du système, [49] 
  • par un renforcement de la politique sécuritaire continuant le chemin vers la loi martiale (Alerte Rouge) [50] ou la confiscation des armes, [51] 
  • par une action d’insurrection menée par des partisans de la suprématie des Blancs ou bien proches du Tea Party [52]. C’est le type de scénario d’intervention militaire contre le peuple américain auquel l’armée se prépare depuis 2010, [53] 
  • ou même par une nouvelle volonté du gouvernement d’interrompre momentanément l’escalade liberticide pour apaiser les tensions, [54] 
  • ou par une démission du Président, [55] 
l’état insurrectionnel est imminent d’ici la fin du mandat d’Obama, sachant que le supramonde [56] au pouvoir tient par-dessus tout à le conserver, que l’ultimatum d’OpLastResort restera lettre morte, et que la pression de la dynamique extérieure ne diminuera pas.[57] Des événements brutaux ou réactions extrêmes pourront toujours accélérer sa venue.[58] Les médias de masse ne parleront que d’insurrection, pas de guerre civile, et abuseront sans doute des qualificatifs de terroristes. Dans le même temps, rien ne retardera l’inéluctable contre-révolution du peuple américain.




[1] Nous utiliserons la technique de la parrêsia alliée à la méthode de l’anticipation politique. Ce texte se veut être une aide à la décision de chaque individu impliqué, dans le prolongement d’une forte empathie pour le peuple américain
[2] Ce texte est prolongé par l'article "Peupler l'espoir", à paraître.
[3] The progressive movement lacks a spine for the moment, and is badly divided over a number of difficult issues which diffuse them, instilling hatred and fear in their hearts, driving out love, and leaving room only for a destructive pride and selfishness. And the timid thinkers, the so-called intelligentsia, hide in their studies and in their cellars, and in their work, waiting for someone else to do something. Eventually progressive people will come together or, as Edmund Burke observed, "...they will fall, one by one, an unpitied sacrifice in a contemptible struggle." (A Financial Coup d'Etat, the Credibility Trap, and What Must Be Done, 09/28/2012)
[4] “Resistance, Revolution, Liberation – A model for positive change”, C.H. Smith, oftwominds.com, 2012
[5] “The Middle Class In America Is Being Wiped Out – Here Are 60 Facts That Prove It”, TheTruthWins, 01/2013; CNBC, 02/2013; L.A. Times, 08/2012
[6] Rumsfeld déclara après le pillage et la destruction des trésors archéologiques à Bagdad, patrimoine de l’humanité : « Freedom’s untidy… Free people are free to make mistakes and commit crimes »
[7] India & Russia Report, 02/2013
[8] GlobalPost, 02/2013
[10] The Independent, 02/2002 (reprinted by Daily Times)
[12] Cette évolution a été remarquablement expliquée dans une approche multidisciplinaire par la trilogie « Blowback » du Pr. Chalmers Johnson, et en particulier dans le dernier tome: Nemesis – The last days of the American Republic,  Metropolitan Books, 2006 ; Voir aussi “ The military Keynesianism of the U.S. and the Road to Tyranny”, Conscience Sociale.
[13] Zero Hedge, 02/2013
[14] Cf Réf 12 ; voir aussi Conscience Sociale, 07/2012 ; On se souviendra également des mots de Solzhenitsyn: “In keeping silent about evil, in burying it so deep within us that no sign of it appears on the surface, we are implanting it, and it will rise up a thousand fold in the future. When we neither punish nor reproach evildoers, we are not simply protecting their trivial old age, we are thereby ripping the foundations of justice from beneath new generations.” (The Gulag Archipelago, 1958-68)
[15] Cf Réf 12
[16] Federation of American Scientists, 04/2002; “Uncle Sam's Iron Curtain of Secrecy”, James Bovard, 08/2005; The Guardian, 03/2006; “2 U.S. Supreme Court Justices – And Numerous Other Top Government Officials – Warn of Dictatorship”, Washington’s blog, 09/2012
[17]La route vers le nouveau désordre mondial – 50 ans d’ambition secrètes des États-Unis”, P.D. Scott, Ed. Demi-Lune, 2011 (2007 pour l’édition originale) ; Le bilan que l’on observe un siècle après montre combien l’expansionnisme et l’idéologie de la « destinée manifeste » ont leurrées W. Wilson dans sa vision du rapport entre les peuples et du contrôle des capitalistes par l’État pour le bien des citoyens.
[18] DemocracyNow, 02/2006
[19] Par exemple pour justifier le fait que la torture n’était pas légalement interdite dans les affaires citées, cf Réf 12. Lire aussi à ce propos Le programme secret de la CIA et le Parlement Européen: Histoire d'un forfait, histoire d'un sursaut, 12/2012.
[20] Voir à ce sujet Conscience Sociale, 10/2012
[21] NY Times, 01/2006; “U.S. Constitution in grave danger”, Al Gore, 01/2006
[22] NY Times, 03/2006
[23] NY Times, 02/2006
[24] The Guardian, 02/2013
[25] E. Burke, 1729 – 1797
[26] USAToday, 09/2012
[27] “Corporatism is the corner stone of the Fascist nation” écrivait Benito Mussolini
[28] Conscience Sociale, 10/2012
[29] Pour plus de détails sur cette partie, lire Conscience Sociale, 02/2013
[30] Boston.com, 02/2013
[32] En utilisant un texte entré en vigueur un mois après l’entrée des U.S. dans la première guerre mondiale (Espionage Act, 1917) ou le très controversé CFAA (Computer Fraud and Abuse Act)
[33] Pour lui permettre en échange d’obtenir une sentence plus faible mais certaine
[34]  Œuvre de Franz Kafka, rédigée entre 1914 et 1925
[35] Cette logique de radicalisation dans la communauté connectée avait été anticipée.
[36] Pour plus de détails sur cette partie, lire Conscience Sociale, 02/2013
[37] Voir la vidéo (ou le texte complet ici).
[38] Assange, Manning, Hammond, Kiriakou, Ellsberg, Drake, Radack…
[39]  EFF.org, 07/2012
[40] TheVerge.com, 02/2013
[41] The Telegraph, 10/2012
[42] « La route vers le nouveau désordre mondial », P.D. Scott, Ed. demi-lune 2011 (English edition, 2007) ; “What WikiLeaks revealed to the world in 2010”, salon.com, 12/2010
[43] D’après le rapport de l’Institute of Assets and Social Policy (02/2013) la différence de richesse entre les Blancs et les Afro Américains a triplé lors des 25 dernières années.
[44] CNSNews, 02/2013 ; Statistiques mensuelles du FBI NICS, 01/2013
[45] GEAB 69, Laboratoire Européen d’Anticipation Politique, 11/2012
[46] À la suite du rapport de l’OMFIF déjà cité et du G20 de 2013 en Russie
[47] Voir par exemple cette initiative
[48] “Anti-federalists espouse strong convictions regarding the federal government, believing it to be corrupt and tyrannical, with a natural tendency to intrude on individuals’ civil and constitutional rights. Finally, they support civil activism, individual freedoms, and self government.” WashingtonTimes, 01/2013. C’est le concept des « citoyens ennemis ».
[49] Cf Réf 4
[50] Courier-Post, 03/2003
[51] Bob Owens, 12/2012
[52] SmallWarsJournal, 07/2012; Forbes, 11/2012
[54] Politico.com, 02/2013
[56] Ce terme et sa définition précise sont empruntés au Pr. Peter Dale Scott, op.cit.
[57] Global Research, 08/2012 ; NY Times, 12/2012
[58] GEAB 72, Laboratoire Européen d’Anticipation Politique, 02/2013